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La catastrophe aérienne survenue il y a quelques jours en plein océan Atlantique d'un Airbus A330-200 d'Air France reliant Rio de Janeiro à Paris Charles-de-Gaulles a déjà fait couler beaucoup d'encre dans les médias, entre spéculations sans fondement de journalistes et informations pertinentes ressortant des bureaux d'enquêtes. L'appareil a disparu des radars et s'est plus que probablement écrasé en mer. A l'heure de ce message, quatre jours après la catastrophe, aucun débris n'a encore été retrouvé.
L'appareil décolla de Rio à 19h30 heure locale (22h30 GMT), avec à son bord 216 passagers et 12 membres d'équipage.
Je vous propose d'émettre via ce fil de discussion vos hypothèses, de préférence fondées en partie sur des éléments confirmés, ainsi que certaines probabilités. Mettez les articles dignes d'intérêt en citant la source, ou le lien de ceux-ci, afin de rassembler le plus possible les informations pertinentes à propos du crash.
L'intérêt général restant de tenter de comprendre, en compatissant à la tristesse des familles des victimes de cette catastrophe aérienne.
Vol AF 447: les problèmes techniques confirmés mais le mystère reste entierL'Airbus d'Air France disparu lundi au-dessus de l'Atlantique avec 228 personnes a bien connu des problèmes techniques, mais le mystère reste entier sur l'origine de la catastrophe, aucun débris n'ayant encore été retrouvé vendredi.
Pour avoir un aperçu des opérations menées par la petite armada d'avions et de navires qui sillonnent la zone du crash, un groupe de familles de victimes a fait une visite de quelques heures à Recife, sur la côte nord-est du Brésil.
Pour aider aux recherches, la France a annoncé l'envoi d'un sous-marin nucléaire d'attaque qui devra tenter de localiser les boîtes noires, une priorité pour comprendre les raisons de la disparition toujours mystérieuse de l'appareil qui s'est abîmé entre Rio et Paris.
Les incertitudes et les doutes ont été relancés après que le Brésil a admis jeudi soir que les débris retrouvés quelques heures plus tôt ne provenaient pas de l'Airbus, comme l'armée l'avait annoncé. Le ministre français de la Défense Hervé Morin a réitéré que la piste terroriste n'était pas exclue.
Problèmes de vitesseMais l'hypothèse d'un problème technique majeur de l'Airbus A330 a été renforcée avec la divulgation de premiers éléments de l'enquête française. Celle-ci a mis en lumière des problèmes dans la mesure des vitesses de l'avion, et poussé le constructeur Airbus à envoyer une recommandation à tous ses clients sur les procédures à suivre en cas d'incohérence des vitesses mesurées.
L'A330 possédait différents calculateurs afin de mesurer la vitesse et "il s'avère qu'il y avait une incohérence entre ces vitesses", a expliqué une porte-parole du BEA, chargé de l'enquête technique française sur la catastrophe. L'avion avait transmis une série de messages automatiques de maintenance, faisant notamment état de différentes pannes de systèmes.
OragesL'enquête a aussi permis de confirmer "la présence à proximité de la route prévue de l'avion au-dessus de l'Atlantique" de phénomènes orageux caractéristiques des régions équatoriales. Le mauvais temps régnait aussi vendredi sur la zone des opérations, compliquant la recherche visuelle des débris et contraignant l'armée à élargir son périmètres de recherche à cinq nouvelles zones où les conditions météorologiques étaient meilleures.
La flotille composée de douze avions, un hélicoptère et trois navires devait recevoir un renfort de taille : le sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) français l'Emeraude, qui devrait être dans la région "dans le courant de la semaine prochaine", a indiqué le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck.
Enquêtes"Le but est de détecter les émissions acoustiques des boîtes noires à l'aide des sonars dont dispose le sous-marin", a-t-il dit en soulignant qu'il faudra néanmoins "un sacré coup de chance puisqu'on ne dispose pas de la position exacte du crash". L'avion français "Atlantic Rescue D" s'est déjà joint vendredi aux recherches.
La justice française a ouvert vendredi une information judiciaire contre X pour "homicides involontaires" sur la disparition de l'Airbus d'Air France. Un cabinet d'avocats basé à Londres, Stewarts Law, a également annoncé débuter une enquête, estimant que la disparition de l'Airbus aurait un lien avec un incident ayant eu lieu en octobre dernier sur un avion du même type de la compagnie australienne Qantas. (belga/ca)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualit ... heure.htmlVidéo :
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/inde ... rique=1174Informations supplémentaires au 07/06/09 :Six corps - deux samedi et quatre dimanche - ont été retirés des eaux de l'Atlantique au cours du week-end et des "centaines d'objets" vont être repêchés afin de tenter d'expliquer la disparition mystérieuse du vol AF 447 Rio-Paris, il y a une semaine.
La petite armada internationale, déployée à quelque 1.100 km de la côte brésilienne, a commencé au cours des dernières vingt-quatre heures à récupérer les premiers débris de l'Airbus A330, après cinq jours de vaines recherches au milieu de l'océan. Si la catastrophe était encore inexpliquée, des informations convergentes ont mis de plus en plus précisément en cause les systèmes de mesure de la vitesse des Airbus A330.
Corps"Trois corps ont été repêchés ce matin", dont le sexe n'a pas été déterminé, et d'autres ont été repérés qui devaient être récupérés dans la journée, ont dit des porte-parole militaires. "Il ne fait aucun doute que les débris repêchés proviennent de l'avion, ainsi que les corps", a également déclaré le porte-parole des forces aériennes, le lieutenant colonel Henry Munhoz.
Un autre corps a été récupéré par un bateau militaire français, le Ventôse, ce qui porte à six le nombre de corps retrouvés depuis samedi par les militaires brésiliens et français. Le porte-parole brésilien a ajouté "que des centaines d'objets" avaient été repérés tels que des sièges avec la marque Air France et des masques à oxygène qui seront recupérés dans la journée. Mais il a souligné que "la priorité était au repêchage des corps".
IdentificationParmi les objets récupérés samedi figuraient un fauteuil d'avion bleu, une mallette contenant un billet d'Air France et un morceau d'aile. Les cinq corps repêchés par le Brésil étaient à bord de la frégate "Constituiçao" en route vers l'archipel de Fernando de Noronha, à un peu plus de 800 km du lieu du crash de l'Airbus A330.
Huit experts de la police sont désormais à pied d'oeuvre sur l'île pour préparer le travail d'identification des corps. De Fernando de Noronha, les corps seront ensuite transportés en avion à l'Institut medico-legal de Recife, où une morgue a été installée. Au total, 14 avions, dont deux français (un Breguet atlantique et un Falcon 50), et six navires étaient mobilisés.
Capteurs de vitesseLes cinq navires de la Marine brésilienne ont reçu le renfort de la frégate "Ventôse", en attendant le sous-marin nucléaire français Emeraude attendu mercredi sur la zone, selon les autorités françaises. Si les recherches sur le terrain progressaient, l'enquête menée par les experts français semblait elle aussi avancer.
A Paris, le secrétaire d'Etat français des Transports Dominique Bussereau a réitéré que "pour l'instant, on ne peut vraiment privilégier aucune hypothèse". Mais il a détaillé l'enchaînement de circonstances techniques ayant pu provoquer la catastrophe. Si les capteurs de vitesse gèlent au moment où l'avion traverse "une zone très humide, une zone très dépressionnaire, une zone de turbulences", ils n'indiquent plus la vitesse, a-t-il dit.
Cela peut provoquer "une sous-vitesse, qui peut entraîner un décrochage, ou une survitesse qui peut entraîner une déchirure de l'avion", a expliqué le secrétaire d'Etat. Air France a fait savoir samedi qu'elle avait accéléré depuis le 27 avril son programme de remplacement de sondes anémométriques (Pitot) sur ses avions A330 et A340 et a révélé que, depuis mai 2008, "des incidents de pertes d'information anémométrique en vol en croisière" sur des A340 et des A330 avaient été constatés. Selon l'hebdomadaire français Journal du Dimanche (JDD), de tels problèmes avaient été identifiés sur l'Airbus A330 dès 1996. (afp)
Informations supplémentaires au 14/06/09 :L'avion qui reliait Rio à Paris n'a pas explosé en vol mais est tombé soudainement
Les recherches en plein Atlantique de l'épave de l'Airbus d'Air France et des corps des 228 victimes entrent lundi dans leur troisième - et peut-être dernière - semaine, la priorité devant passer à la découverte des boîtes noires et à l'enquête. Le drame du vol AF 447 Rio-Paris, qui s'est abîmé entre le Brésil et l'Afrique dans la nuit du 31 mai au 1er juin, reste inexpliqué bien que les sondes de vitesse défectueuses de l'avion aient été montrées du doigt.
Cinquante corps récupérésSamedi soir, cinquante corps au total avaient été récupérés par les Marines des deux pays, et des pièces importantes de l'avion, comme un morceau de la dérive, ont été repêchées ces derniers jours. Sans attendre les boîtes noires, les enquêteurs français devaient tirer de premiers enseignements des débris de l'Airbus rassemblés dans un vaste hangar à Recife, sur la côte nord-est.
Chute soudaine de l'appareilCes débris semblaient indiquer que la chute de l'avion a été soudaine et qu'il n'a pas explosé en vol, selon des experts brésiliens cités par la presse. Ceux-ci s'appuient notamment sur une photo montrant des sièges de l'équipage, repliés, ce qui suggère que celui-ci circulait et a été pris par surprise.
Les premiers corps ont été transportés à Recife où ils étaient examinés par les médecins légistes. Parmi les 228 victimes de 32 nationalités, se trouvaient 72 Français, 59 Brésiliens et 26 Allemands. Une trentaine de proches des victimes se sont entretenus samedi à Rio avec l'émissaire du gouvernement français auprès des familles, Pierre-Jean Vandoorne.
"Leur première préoccupation est de retrouver les corps et de comprendre les causes de la catastrophe", a souligné M. Vandoorne qui devait rencontrer dimanche à Recife les militaires brésiliens chargés des recherches.
Depuis deux semaines, la flottille franco-brésilienne déployée au milieu de l'Atlantique passe au peigne fin une large zone, à quelque 1.350 km de la côte brésilienne. Mais, après les premiers jours où les marins ont dit naviguer "au milieu d'une mer de débris", ceux-ci se sont faits plus rares, qu'ils aient coulé ou aient été dispersés par les courants.
Avec beaucoup de précaution, les militaires brésiliens ont ainsi commencé à évoquer un arrêt des recherches. Celles-ci continueront "au moins jusqu'au 19 juin", a déclaré le général de l'armée de l'air Ramon Cardoso en précisant que, à partir du 17 juin, une évaluation serait faite tous les deux jours.
Toujours à la recherche des boîtes noiresEn revanche, la recherche des deux boîtes noires, qui gisent probablement par quelque 3500 mètres de fond, devait s'intensifier. Le sous-marin nucléaire français Emeraude a commencé à patrouiller la zone supposée du crash, en espérant capter leurs signaux grâce à ses sonars ultra-sensibles.
Deux remorqueurs de haute mer devaient aussi tirer deux "pingers locators" (sorte de sonar attaché à un cable long de plusieurs kilomètres) prêtés par l'armée américaine. Le navire de recherche et d'exploration sous-marine "Pourquoi pas" est également arrivé sur les lieux, avec un sous-marin et un robot.
En attendant de connaître les causes du drame, l'avionneur européen Airbus a été contraint, à quelques jours du salon aéronautique du Bourget, d'assurer vendredi que les A330 étaient "parmi les plus sûrs jamais construits". Air France, comme le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) chargé de l'enquête, refuse de faire un lien entre le crash et les sondes Pitot, instruments de mesure de la vitesse en vol.
La compagnie a néanmoins accéléré leur remplacement sur ses Airbus A330-A340, sous la pression des pilotes et après plusieurs incidents en 2008 liés à un dysfonctionnement de ces sondes. (afp/dl)
Une "convergence de différentes causes" à la base du crash
Les dirigeants d'EADS et d'Airbus ont appelé à la "prudence" dans la recherche d'explications sur l'accident le 1er juin de l'A330 d'Air France entre Rio et Paris, jugeant que de tels accidents sont habituellement le résultat de "différentes causes".
"C'est la convergence de différentes causes qui occasionne un tel accident", a déclaré Louis Gallois, président exécutif d'EADS, maison-mère du constructeur aéronautique Airbus, au cours d'un séminaire organisé pendant le week-end, à la veille de l'ouverture du salon aéronautique du Bourget.
Les sondes en cause ?"Nous ne savons pas si les tubes Pitot (les sondes qui permettent de mesurer la vitesse en vol, ndlr) ont joué un rôle dans l'accident, personne ne le sait", a ajouté M. Gallois, en faisant allusion à des propos du directeur général d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon.
M. Gourgeon s'était déclaré jeudi "pas convaincu que les sondes étaient la cause de l'accident" du vol AF 447 d'Air France, qui a fait 228 morts.
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur l'accident, avait dénoncé le dysfonctionnement de ces sondes, sans toutefois en conclure qu'elles étaient à l'origine de la catastrophe.
"Airbus coopère pleinement avec le BEA. Il est essentiel pour tous que l'on sache ce qui s'est passé", mais "ce n'est pas facile", a jugé M. Gallois.
Appel à la prudence et à la patienceM. Gallois a appelé la presse et le public à la "prudence" et à la "patience", soulignant que ce serait une "longue histoire".
L'enquête sur l'accident du Concorde, qui avait fait 113 morts en 2000 à Gonesse, près de Paris, avait pris "des semaines, si ce n'est des mois" alors même que les conditions d'investigation étaient beaucoup plus simples.
Le président d'Airbus Thomas Enders a souligné pour sa part que des équipes de l'avionneur se trouvaient auprès du BEA, au Brésil, ainsi que sur les bateaux qui recherchent les débris de l'appareil.
Dans l'attente de la découverte des boîtes noires, "toute conjecture sape le travail des autorités", a jugé M. Enders, qui a réaffirmé sa conviction que l'A330 était l'"un des avions les plus sûrs". (belga/dl)
Informations supplémentaires au 17/06/09 :L'enquête du BEA "se rapproche du but"Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) chargé de l'enquête en France sur l'accident de l'Airbus A330 entre Rio et Paris le 1er juin a estimé mercredi qu'il se rapprochait "du but" de "comprendre" les causes du crash.
"On se rapproche peut-être effectivement un peu du but"
"Compte tenu de tout le travail qui a été fait et de tout ce qu'on a, je pense qu'on se rapproche peut-être effectivement un peu du but", a déclaré le directeur du BEA Paul-Louis Arslanian, interrogé lors d'une conférence de presse sur les résultats de l'enquête en cours. "Le but c'est de comprendre ce qui s'est passé", a-t-il ajouté, au siège du BEA au Bourget, au nord de Paris.
"Le maximum est fait""Nous faisons de notre mieux, et c'est très difficile", a souligné M. Arslanian. "Le maximum est fait pour récupérer que ce soient les enregistreurs ou les corps et on ne peut pas dire aujourd'hui ce qui sera réussi", a-t-il poursuivi. "Il est quasiment certain que l'avion ne sera pas entièrement récupéré", a-t-il noté, alors que la recherche des débris de l'appareil se poursuit dans l'Atlantique.
"Incohérence"Cinq jours après l'accident, le BEA avait indiqué que l'enquête faisait apparaître une "incohérence" des mesures de vitesse fournies notamment par les sondes Pitot de l'avion. Il avait par la suite souligné qu'aucun lien n'était encore établi entre ces sondes et le crash.
Toutes les sondes Pitot remplacées par Air France
Mises en causes par les syndicats, les sondes Pitot ont toutes été remplacées par Air France sur les avions long-courriers A330 et A340, a annoncé lundi Erick Derivry, porte-parole du SNPL, syndicat de pilotes majoritaire au sein de la compagnie. M. Arslanian a ajouté qu'il n'avait pas encore le résultat des autopsies pratiquées sur les corps retrouvés après l'accident.
Autopsies"Les autopsies pratiquées au Brésil sont sous la responsabilité des autorités brésiliennes. Y ont été associés des Français. Nous avions un médecin enquêteur du BEA, il n'a pas été autorisé à participer aux autopsies", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. Le BEA et sa soixantaine d'experts est le seul en France à mener les enquêtes techniques pour déterminer les causes d'un accident d'avion, comme le crash de l'Airbus A330 d'Air France entre Rio et Paris le 1er juin. (belga/th)